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lundi 7 juillet 2025

L'étoile rose et rouge

 



J’irai apporter un peu de pain à mon cœur

dans cette cave où s’écoulent mes heures

dans cet endroit où se pendent mes saisons

prisonnières d’un bonheur qui n’a plus d’horizon.

 

Il est temps à présent de franchir le pas

vers la renaissance, ou plutôt le trépas,

j’aimerai oublier que tu étais ma loi,

le rose de mon ombre, mon étoile ici-bas.  

 

Alors j’attends le moment de la séparation,

j’hésite entre la terre et les constellations,

tu me retenais à ce monde, toi qui étais ma bénédiction

mais tu n’es plus la promise d’un chevalier en perdition.

 

Je ferme les yeux, tes pas dévalent le Louvre

une décennie plus tard ma tombe s’entrouvre

ton souvenir me tient la main, plus rien ne bouge,

maintenant c’est la fin, l’étoile rose devient rouge…


dimanche 18 mai 2025

J'ai perdu mon Canada

 




J’ai perdu mon Canada

c’était au printemps dernier, je crois

j’ai perdu mon Canada

et toutes les pétales de mon cœur, cent fois.

 

Ma tristesse est plus grande que le Saint-Laurent

j’ai plus d’eau dans les yeux que l’océan

il n’y a plus de radeau pour mon âme à la dérive

je cherche ta main dans le noir, dans le vide.

 

Mon étoile du Nord a fini de briller

il n’y a plus de lumière dans nos beaux quartiers

la pluie tapote le bitume de ma peau blanche

et le sel brûle les souvenirs de nos dimanches.

 

Ô Dieu, si tu es là, si tu es grand,

aide-moi à éteindre cette douleur,

et pardonne-moi si ce grand couteau blanc

m’offre le dernier voyage vers l'infini douceur…

 


lundi 4 novembre 2024

Le A de ses lèvres rouges

 


(sur une musique de Sting, Shape of my heart)


Il erre seul dans la grande rue animée,

il a les mains dans les poches, l’esprit ailleurs,

les gens passent, occupés à leurs affaires,

personne ne le remarque, il est invisible,

le vent souffle sur son visage livide,

le soleil a perdu ses rayons, le ciel a perdu son azur. 


Il a mal, son amour le brûle,

il tente de l’oublier, mais la symphonie revient sans cesse,

il ne comprend pas, cela fait si longtemps,

il croyait ne plus l’aimer, mais son cœur lui mentait. 


Le bruit de la civilisation n’est qu’un son diffus,

c’est un violon aux cordes brisées par le temps, 

l’homme voudrait être fort, il voudrait oublier,

mais plus il lutte, plus cela lui fait mal,

les souvenirs sont les barreaux de sa cage,

mais la colombe s’est envolée, la colombe s’est envolée.   


Il a mal, son amour le brûle,

il tente de l’oublier, mais la symphonie revient sans cesse,

il ne comprend pas, cela fait si longtemps,

sur son cœur est gravé le A de ses lèvres rouges.


Les ombres s’étendent sur la grande rue vide,

les étoiles ont perdu leurs diamants,

l’homme rentre chez lui sous la lumière fébrile, 

dans la grande chambre froide, il n’y a plus de parfum,

les cris de l’amour ne sont plus que des échos lointains,

son cœur se recroqueville dans le vide de ses nuits.


Il a mal, son amour le brûle,

il tente de l’oublier, mais la symphonie revient sans cesse,

il ne comprend pas pourquoi, cela fait si longtemps,

il ignorait la profondeur de son amour. 


Sa silhouette passe sous ses yeux clos,

un sourire se noie entre ses larmes endormies,

le souffle court il se réveillera sans un cri,

les étoiles ont perdu de leurs diamants,

sa peau tremble dans le vaste néant,

mais il y aura toujours du rose sur les joues des enfants. 


Il a mal, son amour le brûle,

il tente de l’oublier, mais la symphonie revient sans cesse,

il ne comprend pas pourquoi, cela fait si longtemps,

son amour est un puits sans fin où s'envolent les A 

de ses lèvres rouges.…


mercredi 11 septembre 2024

Goutte à goutte blanc

 



La pluie, goutte à goutte sur mon âme

la brume grise s’étend sur la montagne

à travers le voile la silhouette d’une femme

froide comme le couteau d’une lame.

 

Sous les cieux baignés de sang

goutte à goutte versé dans mon océan

les souvenirs forment des radeaux blancs

qui s’en vont se perdre aux quatre vents.

 

Étouffé par tant de sentiments

je pars pour l’autre continent

goutte à goutte, lentement

voyageur du dernier instant.

 

Là-haut, au milieu des cygnes blancs

nous ne serons pas assis sur un même banc

tout est de ma faute, j’en suis conscient

goutte à goutte, à jamais, éternellement.

 


samedi 3 août 2024

Les fantômes



Me voilà de nouveau seul,

seul dans la vie, seul dans la nuit,

les fantômes trottent de leurs rires sordides,

rouleau compresseur de mes égarements

sous un ciel rose la terre est noire

rien n'y pousse hormis le désespoir

les fleurs du mal et la solitude des pierres,

je voudrais me relever mais je n'en ai plus la force

je voudrais prier, mes lèvres sont closes

les mains éthérées serrent mon cou,

mon cœur froid s'envole à travers les songes

mais même les étoiles me repoussent du vide

la mort ne veut pas de moi, me hurle d'accomplir

ce qui doit être accompli…

 


samedi 29 juin 2024

De l'aube au crépuscule

 



Je ne verrais plus jamais l'aube clair

ni ton sein, ni ton joyeux repère,

étais-tu une chanson de Julien Clerc ?

ou le petit bonheur de Félix Leclerc ?

 

Tu étais ma plus tendre illusion,

un phare pour mon navire en perdition,  

mais tu n'étais faite que de passion,

et d'un soupçon de déraison.

 

Nous avons vécu une bohème

et le plus torride de mes poèmes

tu m'as récité tous les blasphèmes

entre tes cris, et les je t'aime.

 

Mais il y avait trop d'oublis dans ton amour

pour croire en la couleur des jours

il n'y avait plus de roses dans ta cour

pour que je sois un homme de velours.

 

Nous aimions tant ces petits moments

qui ne veulent rien dire et pourtant   

tout l'or du monde ne valait pas ces instants

où ton cœur et ton corps, étaient mes présents.

 

Alors je pars en paix vers les cieux

sans un regret, sans un adieu

ou peut-être juste un, pour tes yeux,

que j'emmène avec moi, auprès de Dieu…



lundi 24 juin 2024

Close est la rose

 




Close est la rose,

plantée dans mon cœur

que ses pétales mauves

fanent dans les heures.


L'aube est morose

et close est la rose

mon jardin sans sa fleur

est un jardin sans saveur.


Closes et moroses

les journées sans couleur

je veux une overdose 

d'azur, dans ma pâleur.


Closes sont les heures

de tes lèvres fauves 

mais une nuit, si elle ose

je reverrais la rose, éclose.


Juste sous une étoile filante

 




Veux-tu dormir avec moi ?

Juste pour un soir, juste

sous une étoile filante,

le temps d’un vœu

le temps…d’aveux.

 

J’aimerais soupirer à ton épaule,

te confier mes maux

entre l’esquisse d’un baiser

te dire mille choses

te susurrer des mots doux

jusqu’au sourire de l’aube

 

Non…ne me lâche pas la main,

non, ne pars pas…

reste une heure avec moi, une minute, une seconde…

la nuit est trop longue sans toi

elle est vide, vide à s’en crever le cœur !

ou alors laisse-moi ton ombre

juste un petit bout, un fragment

ik nous tiendra compagnie

moi et ma solitude

moi et nos photos

moi et…ton parfum…

Attends…attends-moi !

Voilà…voilà l’aube !

Reviens…REVIENS !

Je t’aime, JE T’AIME !

Je…


Poème composé sur une musique de Francis Lai Theme from Love Story.

 








lundi 10 juin 2024

Ton amour

 



Ton amour était un doux rêve

quelque chose d'éphémère

ton amour était un doux rêve

une rose posée dans un cimetière.

 

Ton amour était une douce trêve

une respiration dans le noir

ton amour était une douce trêve

un baiser dans le soir.

 

Ton amour était de la sève

un nectar qui s'appelait bohème

ton amour était de la sève

le miel de tous les poèmes.

 

Ton amour aujourd'hui s'est enfui

rejoindre le pays des rêves

ton amour aujourd'hui s'est enfui

rejoindre une marche funèbre.

 

Mais ton amour à jamais enfoui

au plus profond de mes songes

mais ton amour à jamais enfoui

dans chacune, de mes secondes…


samedi 8 juin 2024

Il y avait deux soleils

 



Il y avait deux soleils

l'un dans le ciel

l'autre dans mes bras.


Il avait deux soleils

l'un couleur miel

l'autre sous mes draps.


Il y avait deux soleils

l'un fait de chaleur

l'autre fait de douceur.


Il y avait deux soleils

l'un éclairant mes jours

l'autre réchauffant mes nuits. 


Il y avait deux soleils

l'un pour le monde entier

l'autre pour mes soirées. 


Il y avait deux soleils

l'un guidait les marins

l'autre conduisait mon destin.


Il y avait deux soleils, 

l’un pour le cycle de la vie, 

l’autre pour l’amour, infini.


Maintenant il y a deux étoiles

l'une brillant dans la nuit

l'autre s'enfonçant dans l'oubli…






Les merles se sifflent plus

 



Les merles ne sifflent plus,

les bernaches sont mortes

abattues dans un ciel rouge

les ailes cassées par le temps.  

 

Je ne suis plus qu’une ombre dans tes yeux

soleil bossu de ton indifférence

au crépuscule de nos cieux

un dieu en itinérance.

 

Je marche sous la pluie

le brouillard roule sur ma peau

avec courage j’aimerais être là-haut

flotter dans l’éther et l’oubli.

 

Peut-être alors viendra le renouveau

des bateaux ivres issus de mes cachots

peut-être qu’enfin l’ouragan renaîtra

pour une seconde, un peu de toi.

 

Sans doute as-tu ajouté dix ans

de cette vie comblée de tourments

mille mercis pour ce sursis

mais sans toi, je n’ai plus envie.

 

Tranché dans le vif la chair putride

exhumé l’âme de ce corps moisi

retrouver les anges et les perséides

enfin sourire, dans l’infini… 


vendredi 10 mai 2024

Pommé

 



J’ai perdu ta lumière

un été ou un hiver

depuis je vis en enfer

le paradis à quitter ma Terre.

 

Où sont tes lèvres rouges

et tes doigts agiles

où sont ces moments fragiles

dans la nuit tactile.

 

Tu étais l’étoile rose

d’une vie moins morose

tu étais l’apothéose

d’un homme en surdose.

 

Le vide me revient

tel un rappel, un chemin,

me voilà de nouveau orphelin

d’amour et de satin.





dimanche 31 mars 2024

Qu'y puis-je ?

 



 

Qu'y puis-je si un beau matin

tu as perdu l'adresse de mes yeux


Qu'y puis-je si un beau soir

tu as perdu l'adresse du lit

 

Qu'y puis-je si dans cette chambre

ne résonne plus tes cris

ni tes mots à mon oreille

ni ton souffle sur mon cou

 

Qu'y puis-je si tu m'as trop aimé au début

et si je t'ai trop aimé à la fin

 

Qu'y puis-je si les je t'aime

sont repartis cette automne

avec les hirondelles

emportant sous leurs ailes

les souvenirs de nos corps enlacés

vers des pays chauds

ce pays chaud

où nous étions si bien…


samedi 18 novembre 2023

Ta lumière dans le soir

 



Tu as fané,

comme une rose délaissée,

ses pétales, doucement subjuguées,

par le tempo inlassable des caresses passées.

 

Tu as fané,

comme une mélodie susurrée,

les notes s'effacent, dispersées,

dans le silence, l'oubli amassé.

 

Tu as fané,

comme un rêve éphémère,

les éclats du bonheur, ta lumière,

s'éveillent aux vitraux des monastères.

 

Tu as fané,

comme un livre bien aimé,

ses pages jaunies, tour à tour tournées,

les mots s'estompent, l'histoire effacée.

 

Tu as fané,

exempt du jardin des souvenirs,

mais ton essence persiste, à jamais à flot,

comme un parfum qui ne veut pas s'enfuir.

 

Tu as fané,

mais je garde en moi,

la douceur de ton éclat,

le murmure de nos émois, dans le noir.

 

Tu as fané,

mais je suis toujours là,

à tisser des fils de toi,

pour garder ta lumière, dans le soir…



mercredi 11 novembre 2020

Bien longtemps






Il y a bien longtemps

qu’entre tes bras

j’ai perdu mes rêves

mes espoirs

mes désirs


il y a bien longtemps

que nous ne sommes plus 

que font un et un font deux

que le silence hante

ce qui n’est déjà plus

et ce qui ne sera plus jamais.


il y a bien longtemps

que je m’accroche

à des souvenirs

à un regard

à un souffle… 


il y a bien longtemps…

il y a trop longtemps…


Mais pour moi

tout le beau

le merveilleux 

le formidable 

est une rose

aux pétales d’hier…


vendredi 11 novembre 2016

Mon amour



Mon amour,
Tu mérites tant l’aube de chaque jour,
Les oiseaux chantent pour toi,
Les rois dansent pour toi,
Valse, valse, valse ma joie,
Tourbillon de bonheur entre tes bras,
Et même si je ne suis plus là,
Je serais toujours avec toi,
Dans ton cœur, dans ta peau, dans ta voix,
Dans chacun de tes pas,
Je te suivrais de là-bas,
Prends ton temps, ne te presse pas,
Il y a tant de choses à aimer ici-bas,
Tant de gens à serrer dans tes bras,
Aime-les autant que tu m’as aimé,
Les humains sont en quête d’amour,
Et ton cœur est si grand que nul ne peut en faire le tour,
Je t’attendrais patiemment,
De l’autre côté des cinq océans…



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