jeudi 9 janvier 2025
lundi 4 novembre 2024
Le A de ses lèvres rouges
Il erre seul dans la grande rue animée,
il a les mains dans les poches, l’esprit ailleurs,
les gens passent, occupés à leurs affaires,
personne ne le remarque, il est invisible,
le vent souffle sur son visage livide,
le soleil a perdu ses rayons, le ciel a perdu son azur.
Il a mal, son amour le brûle,
il tente de l’oublier, mais la symphonie revient sans cesse,
il ne comprend pas, cela fait si longtemps,
il croyait ne plus l’aimer, mais son cœur lui mentait.
Le bruit de la civilisation n’est qu’un son diffus,
c’est un violon aux cordes brisées par le temps,
l’homme voudrait être fort, il voudrait oublier,
mais plus il lutte, plus cela lui fait mal,
les souvenirs sont les barreaux de sa cage,
mais la colombe s’est envolée, la colombe s’est envolée.
Il a mal, son amour le brûle,
il tente de l’oublier, mais la symphonie revient sans cesse,
il ne comprend pas, cela fait si longtemps,
sur son cœur est gravé le A de ses lèvres rouges.
Les ombres s’étendent sur la grande rue vide,
les étoiles ont perdu leurs diamants,
l’homme rentre chez lui sous la lumière fébrile,
dans la grande chambre froide, il n’y a plus de parfum,
les cris de l’amour ne sont plus que des échos lointains,
son cœur se recroqueville dans le vide de ses nuits.
Il a mal, son amour le brûle,
il tente de l’oublier, mais la symphonie revient sans cesse,
il ne comprend pas pourquoi, cela fait si longtemps,
il ignorait la profondeur de son amour.
Sa silhouette passe sous ses yeux clos,
un sourire se noie entre ses larmes endormies,
le souffle court il se réveillera sans un cri,
les étoiles ont perdu de leurs diamants,
sa peau tremble dans le vaste néant,
mais il y aura toujours du rose sur les joues des enfants.
Il a mal, son amour le brûle,
il tente de l’oublier, mais la symphonie revient sans cesse,
il ne comprend pas pourquoi, cela fait si longtemps,
son amour est un puits sans fin où s'envolent les A
de ses lèvres rouges.…
mercredi 11 septembre 2024
Goutte à goutte blanc
La pluie,
goutte à goutte sur mon âme
la brume grise
s’étend sur la montagne
à travers le
voile la silhouette d’une femme
froide comme le
couteau d’une lame.
Sous les cieux
baignés de sang
goutte à goutte
versé dans mon océan
les souvenirs
forment des radeaux blancs
qui s’en vont
se perdre aux quatre vents.
Étouffé par
tant de sentiments
je pars pour
l’autre continent
goutte à
goutte, lentement
voyageur du
dernier instant.
Là-haut, au
milieu des cygnes blancs
nous ne serons
pas assis sur un même banc
tout est de ma
faute, j’en suis conscient
goutte à
goutte, à jamais, éternellement.
samedi 3 août 2024
Les fantômes
Me voilà de nouveau seul,
seul dans la vie, seul dans la nuit,
les fantômes trottent de leurs rires sordides,
rouleau compresseur de mes égarements
sous un ciel rose la terre est noire
rien n'y pousse hormis le désespoir
les fleurs du mal et la solitude des pierres,
je voudrais me relever mais je n'en ai plus la force
je voudrais prier, mes lèvres sont closes
les mains éthérées serrent mon cou,
mon cœur froid s'envole à travers les songes
mais même les étoiles me repoussent du vide
la mort ne veut pas de moi, me hurle d'accomplir
ce qui doit être accompli…
lundi 10 juin 2024
Ton amour
Ton amour était un doux rêve
quelque chose d'éphémère
ton amour était un doux rêve
une rose posée dans un cimetière.
Ton amour était une douce trêve
une respiration dans le noir
ton amour était une douce trêve
un baiser dans le soir.
Ton amour était de la sève
un nectar qui s'appelait bohème
ton amour était de la sève
le miel de tous les poèmes.
Ton amour aujourd'hui s'est enfui
rejoindre le pays des rêves
ton amour aujourd'hui s'est enfui
rejoindre une marche funèbre.
Mais ton amour à jamais enfoui
au plus profond de mes songes
mais ton amour à jamais enfoui
dans chacune, de mes secondes…
samedi 8 juin 2024
Il y avait deux soleils
Il y avait deux soleils
l'un dans le ciel
l'autre dans mes bras.
Il avait deux soleils
l'un couleur miel
l'autre sous mes draps.
Il y avait deux soleils
l'un fait de chaleur
l'autre fait de douceur.
Il y avait deux soleils
l'un éclairant mes jours
l'autre réchauffant mes nuits.
Il y avait deux soleils
l'un pour le monde entier
l'autre pour mes soirées.
Il y avait deux soleils
l'un guidait les marins
l'autre conduisait mon destin.
Il y avait deux soleils,
l’un pour le cycle de la vie,
l’autre pour l’amour, infini.
Maintenant il y a deux étoiles
l'une brillant dans la nuit
l'autre s'enfonçant dans l'oubli…
samedi 18 novembre 2023
Ta lumière dans le soir
Tu as fané,
comme une rose délaissée,
ses pétales, doucement subjuguées,
par le tempo inlassable des caresses passées.
Tu as fané,
comme une mélodie susurrée,
les notes s'effacent, dispersées,
dans le silence, l'oubli amassé.
Tu as fané,
comme un rêve éphémère,
les éclats du bonheur, ta lumière,
s'éveillent aux vitraux des monastères.
Tu as fané,
comme un livre bien aimé,
ses pages jaunies, tour à tour
tournées,
les mots s'estompent, l'histoire
effacée.
Tu as fané,
exempt du jardin des souvenirs,
mais ton essence persiste, à
jamais à flot,
comme un parfum qui ne veut pas
s'enfuir.
Tu as fané,
mais je garde en moi,
la douceur de ton éclat,
le murmure de nos émois, dans le
noir.
Tu as fané,
mais je suis toujours là,
à tisser des fils de toi,
pour garder ta lumière, dans le
soir…
Feuille d'automne
Tu as fané,
comme une feuille en automne,
comme un bourgeon trop précoce,
comme le doré d'un carrosse.
Tu as fané,
le temps a volé ton image
ta peau, parsemée de nuages,
se voile, sombre naufrage.
Tu as fané,
au creux de ma main,
le long du chemin,
de l'aube, un matin.
Tu as fané,
sacrilège du temps,
violeur de jeunesse,
vendeur de vieillesse.
Tu as fané,
mais je suis toujours là,
et le temps ne ridera pas
les souvenirs de soie.
lundi 22 mai 2023
Les pierres de solitudes
Parfois les heures sont lourdes
comme des larmes de géants
assisses entre les pierres de solitude
les étoiles s’éteignent une à une
dans le regret des siècles
au creux des églises abandonnées
et des souvenirs volés par le temps.
L’éclair a traversé nos vies
puissance éphémère
et lumière aveuglante
ce fut le festival des corps
la chevauchée érotique
le jour épousait la nuit
et l’amour épousait nos vies
nectar à nos lèvres
assoiffées d’être quatre
union éternelle
de nos âmes cabossées.
Puis doucement, lentement
dans le silence des non-dits
ses flammes se sont éteintes
les braises ne murmurent plus
je marche dans la cendre des nuits
entre les pierres de solitude…
lundi 15 mai 2023
Ce soir
Ce soir ma belle,
il faudra dire aurevoir à notre jeunesse
les feuilles d’automne balaient la cour
et l’hiver se rapproche à grands pas
bien sûr il ne faut pas oublier
l’amour, le désir, les tendres matins
bien sûr nos enfants sont partis
emportant avec eux notre fougue
nos cris, nos larmes, nos joies
mais tout cela ma belle
restera blotti au fond de notre cœur
pour un jour, pour toujours.
Allons ma charmante aux cheveux neige
prends donc ma main et allons là
où nous devons aller
n’ayons pas peur de tous ces mots
ayons le courage du premier baiser
le feu du premier amour
soyons ce que nous avons été
dynamiques, fiers et tempétueux
car tout ce que nous avons vécu
durant ce demi-siècle d’amour
n’appartient qu’à nous
et c’est avec lui que nous toucherons
au bout du chemin
la lumière éternelle
du dernier sentiment…
jeudi 9 mars 2023
Renouveau
Une lente descente
le passé au présent
des souvenirs dans le reflet du miroir
un sourire en guise de soleil
des paupières closes, une larme
tombe sur la nôtre
les racines s’assèchent
et le vent souffle, balaie
pour que la tombe devienne
un nouveau printemps…











