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lundi 7 juillet 2025

L'étoile rose et rouge

 



J’irai apporter un peu de pain à mon cœur

dans cette cave où s’écoulent mes heures

dans cet endroit où se pendent mes saisons

prisonnières d’un bonheur qui n’a plus d’horizon.

 

Il est temps à présent de franchir le pas

vers la renaissance, ou plutôt le trépas,

j’aimerai oublier que tu étais ma loi,

le rose de mon ombre, mon étoile ici-bas.  

 

Alors j’attends le moment de la séparation,

j’hésite entre la terre et les constellations,

tu me retenais à ce monde, toi qui étais ma bénédiction

mais tu n’es plus la promise d’un chevalier en perdition.

 

Je ferme les yeux, tes pas dévalent le Louvre

une décennie plus tard ma tombe s’entrouvre

ton souvenir me tient la main, plus rien ne bouge,

maintenant c’est la fin, l’étoile rose devient rouge…


samedi 8 juin 2024

Les merles se sifflent plus

 



Les merles ne sifflent plus,

les bernaches sont mortes

abattues dans un ciel rouge

les ailes cassées par le temps.  

 

Je ne suis plus qu’une ombre dans tes yeux

soleil bossu de ton indifférence

au crépuscule de nos cieux

un dieu en itinérance.

 

Je marche sous la pluie

le brouillard roule sur ma peau

avec courage j’aimerais être là-haut

flotter dans l’éther et l’oubli.

 

Peut-être alors viendra le renouveau

des bateaux ivres issus de mes cachots

peut-être qu’enfin l’ouragan renaîtra

pour une seconde, un peu de toi.

 

Sans doute as-tu ajouté dix ans

de cette vie comblée de tourments

mille mercis pour ce sursis

mais sans toi, je n’ai plus envie.

 

Tranché dans le vif la chair putride

exhumé l’âme de ce corps moisi

retrouver les anges et les perséides

enfin sourire, dans l’infini… 


vendredi 10 mai 2024

Pommé

 



J’ai perdu ta lumière

un été ou un hiver

depuis je vis en enfer

le paradis à quitter ma Terre.

 

Où sont tes lèvres rouges

et tes doigts agiles

où sont ces moments fragiles

dans la nuit tactile.

 

Tu étais l’étoile rose

d’une vie moins morose

tu étais l’apothéose

d’un homme en surdose.

 

Le vide me revient

tel un rappel, un chemin,

me voilà de nouveau orphelin

d’amour et de satin.





dimanche 31 mars 2024

Les Aubes Obscures


 


Lâchez sur mon coeur impur

les aubes obscures

qu’elles soient légions

et ultime religion.

 

Que leurs meurtrissures profondes

moisissent mes secondes,

qu’elles saignent mon temps

de putrides tourments.

 

Que tous ses soleils noirs

m’accompagnent jusqu’au soir,

qu'elles soient le crépuscule

de mon âme en bascule.

 

Que tous ses horizons

enflamment ma maison,

qu'elles soient la dernière saison

de ma dernière raison.

 

Alors quand viendra ce temps béni

où les aubes obscures seront ma vie

j’irai porter leurs grandeurs,

au plus profond de mes couleurs…

 

 

 

 

 



lundi 22 mai 2023

Les pierres de solitudes

 



Parfois les heures sont lourdes

comme des larmes de géants

assisses entre les pierres de solitude

les étoiles s’éteignent une à une

dans le regret des siècles

au creux des églises abandonnées

et des souvenirs volés par le temps.

 

L’éclair a traversé nos vies

puissance éphémère

et lumière aveuglante

ce fut le festival des corps

la chevauchée érotique

le jour épousait la nuit

et l’amour épousait nos vies

nectar à nos lèvres

assoiffées d’être quatre

union éternelle

de nos âmes cabossées.

 

Puis doucement, lentement

dans le silence des non-dits

ses flammes se sont éteintes

les braises ne murmurent plus

je marche dans la cendre des nuits

entre les pierres de solitude…



jeudi 13 octobre 2022

Il est temps

 




Il est temps d’atteindre la cime

de laper l’arc-en-ciel

de boire à l’azur

d'être le sein et l'impur.     


Il est temps d’atteindre l’horizon

de marier l’aube au crépuscule

d’être le R du mot aimer 

et le A de ce qui sera. 


Il temps d’atteindre l’espace 

de courber le temps à ta peau 

de t’offrir en guise de baiser

l'infini en mouvement

et d'avouer que l’éternité

n'est qu’une seconde à tes côtés…



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mardi 11 octobre 2022

Tempête

 




Dans ces moments de doute

Le cœur à contre-courant

Dans le flouté des souvenirs

Et le ruissellements des torrents

Sur mes joues étoilées

Sur mon cœur cabossé

J’entends le ciel azur

Où les rires sont des mouettes

Et le sable chaud une couverture

Dans laquelle glisse notre peau

Nos doigts entrelacés

Prêts à franchir l’horizon  

A s’aimer sans raison

De ces souffles magiques

De ces moments bibliques

Où l’amour emporte tout

Rafales de nos cris

Tempêtes de nos corps

Symphonie sublimissime

De nos reins musicaux  

Alors vient le moment

D’arracher l’arc-en-ciel

D’attraper le tonnerre

Et de t’offrir l’éclair

Qui encensera ton chant

Et qui fera de toi,

La plus douce des mamans…



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lundi 15 août 2022

Humain, lève-toi




Je t’en supplie, humain, lève-toi,

Lève tes yeux, porte ton cœur vers l’azur

Ta planète se meurt, ta terre s’assèche

Du ciel tombe le souffre

Le souffre de l’indifférence

La brûlure de la cupidité

Notre peau jaunit,

Nos gorges sont sèches,

Nos larmes aussi.  

 

Alors humain lève-toi

Embrase ton cœur, enflamme ta foi,

Porte l’étendard de ton humanité

Deviens tes rêves

Et soit les rêves des autres

Deviens la loi,

L’amour, la bonté, l’offrande, le don, le partage,

Ne te cache plus derrière la Bête,

Repousse-la, transperce-lui l’esprit,

Terrasse ces voix dans ta tête

Brûle ton passé

Sois destin et ligne de vie

Accueille la grandeur

Dans les moments pénibles

Ploie le genou et sois fort

Fort de justice, d’équité, de fraternité.   

 

Lève-toi car je suis vieux,

Car je suis las,

Las de t’attendre,

Mes mains tremblent,

Verse-y la larme

De tes regrets

Et chuchote à mon oreille

Les battements de ton cœur…

samedi 7 mai 2022

Retour





Premier texte écrit en musique (Hello Lionel Ritchie)


Rien ne me sauvera de cette solitude

dans laquelle je suis retombé

ni ta main retenue 

ni ton faux sourire

la chute est sans fin 

le long de nos souvenirs

je ne suis plus qu’un sanglot

qu’une étoile qui ne brille plus

alors que j’étais le soleil de tes yeux

le pourpre de tes nuits.


Je ne t’en veux pas

ma vie a toujours été ainsi

entre larmes et solitude

c’est un voyage sans fin

une nuit de douleur

qui ne se termine jamais. 


La parenthèse de nous

fut un hymne à la vie

un hymne à l’amour

dans les jours éclatants

de nos cœurs enflammés

la nuit n’existait plus 

il n’y avait plus de peur

ni d’angoisses dans les creux

il n’y avait que tes yeux

ta peau et tes cris

il n’y avait que nous deux

Et l’infini comme ami…


lundi 7 mai 2018

Ô solitude




Ô précipice, appel de la nuit
noire est la vie, noire est la tombe
dans les entrailles du monde
tu glisses en moi, propice 
Ô sombre abysse
Gorge sangloté, cœur meurtri
âme déchue, esprit aux supplices
chaleur envolée aux profondeurs glaciales
de ma désespérance
précipice fou
égorgeur de mes nuits
je ploie sous ton aile
brisée dans l’éclat
d'une lueur vermeille
Ô sombre état
Ô profonde solitude !

dimanche 18 février 2018

Brouillard ici-bas



Le bas regard du ciel de ce jour disgracieux 
la brume sur son aile m’emmène aux aveux
la douleur éternelle d’avoir perdu nos vœux
en de noires citadelles croupissent les malheureux.

Devant les aléas de la vie,
au pied d’un monde de haine et de mépris
la maison s’efface petit à petit,
il ne reste plus qu’un rayon de soleil 
dans l’épais brouillard d’un samedi soir.

Notre cheminée entonne des rires qui n’existeront jamais
les flammes, fantomatiques, crépitent sans bruit
il n’y aura ni joie, ni festin, ni jardin
il n’y aura que ma plume empreinte de suie
et le rire lointain d’un souvenir radieux. 

Le salon ne bourdonnera pas de nos jeux cabotins
ton fauteuil ne dessinera aucune courbe
le plancher en bois ne craquera que de courants d’air
il n’y aura que des silhouettes figées dans la poussière
le grincement aigu et sinistre d’une porte d’entrée
qui ne s’ouvrira jamais. 

Dans la chambre rien ne sera défait,
ni les draps, ni les mots, ni tes cheveux
le plafond restera vide de nos regards
et nos souffles resteront inanimés
comme figés dans nos rêves trop grands
pour des cœurs trop sensibles
des corps trop fragiles
et une réalité trop horrible. 

Tu étais un rêve inaccessible et occupé
Je n’étais qu’un cauchemar ambulant et tourmenté…


vendredi 5 février 2016

Dans mon miroir



J’ai tartiné de miel,
Nos plus douloureux moments,
J’en ai fait des étincelles,
Des étoiles filantes,
Qui parsèment mon ciel,
De tristesses illusoires,
Et ta voix violoncelle,
Ne se pose plus le soir,
Quand vient l’heure charnelle,
D’un sein, dans mon miroir. 


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vendredi 21 novembre 2014

Le chant du crépuscule


A l’heure où la plaine se meurt,
Sous le sang du crépuscule,
J’ère comme un funambule,
Le long de ses tristes heures.

A l’heure où les âmes frissonnent,
Revêtant le goût de la peur,
La grande ombre pose sur mon cœur,
L'oppressante noirceur d’une gorgone.

A l’heure où les bruits commencent,
Affreux et inquiétants,
Le chant du crépuscule étend sa danse,
Jusqu’à mon esprit larmoyant.

Je n’entends plus le son de l’enfance,
Ni ses rires, ni ses joies, ni ses fontaines,
Et l’obscurité saisit l’importance,
De m’emmener sous son aile.

Pourtant, il n’a rien de terrifiant,
Au crépuscule qui se vermeille,
Et demain sur l’horizon naissant,
Je lui déposerai un peu de soleil…

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samedi 23 août 2014

Combien de temps encore ?


Combien de temps encore,
A respirer l’air pur,
A regarder le soleil,
Inonder l’azur,
Ô douce merveille,
Combien de temps encore,
Pourrais-je contempler ?
Les beautés de la vie,
Et voir les hirondelles voler,
Sur mes décembres gris ?

Oui, combien de temps encore,
A marcher, à courir,
Après tout, après rien,
Après le démon ou le sein,
Juste pour oublier que je vais mourir.

Oui combien de temps encore,
Avant de pâlir,
Dans ce monde ici-bas,
Et à trainer ce corps las,
Fatigué de ne pouvoir guérir…

Mais si tu m’appelles,
Ô toi l’éternel,
C’est que tu as tes raisons,
Pour m’enlever les saisons…

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jeudi 26 juin 2014

Je marche dans la rue



Je marche dans la rue,
Le regard bas, la tête nue,
Je marche dans la rue,
Un peu courbé un peu bossu,

Je marche dans la rue,
Le béton est froid j’ai les pieds nus,
Je marche dans la rue,
La pluie coule sur mes bras nus.

Je marche dans la rue,
Pas très droit mais je n’ai pas bu,
Je marche dans la rue,
Comment j’m’appelle je ne sais plus.

Je marche dans la rue,
Une pancarte un peu tordue,
Je marche dans la rue,
Dessus j’y vois un homme perdu.

Je marche dans la rue,
Cet homme autrefois je l’ai connu,
Je marche dans la rue,
Comment il s’appelle je ne sais plus.

Je marche dans la rue,
Un banc accueille l’homme fourbu,
Je suis dans rue,
Et qui je suis, je ne sais plus…

mardi 27 mai 2014

Deux




Nous sommes deux,
Moi et mon ombre,
Juste deux,
C’est bien peu,
Pour affronter ce monde,
Si orgueilleux,
  Si peu soucieux,
Des malheureux…

Nous sommes deux,
Deux et seulement deux,
Moi et mon fuligineux,
Marié de l’aube,
Au crépuscule,
Telle est la vie,
D’un malheureux.

Nous sommes deux,
A regarder les cieux,
A murmurer au vent,
Aux quelques dieux,
Droit dans les yeux,
Pourquoi cette vie ?
Pourquoi ce mépris ?

Nous sommes deux,
Deux silencieux,
Prostrés en deux,
Au fond d’un creux,
Deux amoureux,
Deux ténébreux,
Gélatineux,
Enfin heureux.

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vendredi 16 août 2013

Morne Solitude



Ma seule compagne est une lumière en haut d’un réverbère,
là où dansent les insectes ivres,
à quelques encablures des fenêtres assoupies,
et des volets tirés,
sur les murmures chuchotés,
de l’amour susurré…

Ma seule amie est la nuit
habillée d’un linceul de solitude
et son immense sollicitude
m’inspire ces quelques vers...

Où l’impression est étrange
omniprésente
édifiante
d’amertume,
de ce sort funeste,
reclus comme la peste,
où sonnent les notes grises,
des partitions interminables,
de l’infinie tristesse,
de de la morne délicatesse,
de la ténébreuse maîtresse,
qui jamais n’a de cesse,
de rappeler sans tendresse,
de hurler avec hardiesse,
que je suis lié à son destin,
que son destin est mien,
et qu’il n’y a pas de festin,
pas de lendemain,
dans la nuit froide,
et morne,
de l’infinie
solitude…


@Gebel de Gebhardt Stéphane.

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