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lundi 7 juillet 2025

L'étoile rose et rouge

 



J’irai apporter un peu de pain à mon cœur

dans cette cave où s’écoulent mes heures

dans cet endroit où se pendent mes saisons

prisonnières d’un bonheur qui n’a plus d’horizon.

 

Il est temps à présent de franchir le pas

vers la renaissance, ou plutôt le trépas,

j’aimerai oublier que tu étais ma loi,

le rose de mon ombre, mon étoile ici-bas.  

 

Alors j’attends le moment de la séparation,

j’hésite entre la terre et les constellations,

tu me retenais à ce monde, toi qui étais ma bénédiction

mais tu n’es plus la promise d’un chevalier en perdition.

 

Je ferme les yeux, tes pas dévalent le Louvre

une décennie plus tard ma tombe s’entrouvre

ton souvenir me tient la main, plus rien ne bouge,

maintenant c’est la fin, l’étoile rose devient rouge…


lundi 4 novembre 2024

Le A de ses lèvres rouges

 


(sur une musique de Sting, Shape of my heart)


Il erre seul dans la grande rue animée,

il a les mains dans les poches, l’esprit ailleurs,

les gens passent, occupés à leurs affaires,

personne ne le remarque, il est invisible,

le vent souffle sur son visage livide,

le soleil a perdu ses rayons, le ciel a perdu son azur. 


Il a mal, son amour le brûle,

il tente de l’oublier, mais la symphonie revient sans cesse,

il ne comprend pas, cela fait si longtemps,

il croyait ne plus l’aimer, mais son cœur lui mentait. 


Le bruit de la civilisation n’est qu’un son diffus,

c’est un violon aux cordes brisées par le temps, 

l’homme voudrait être fort, il voudrait oublier,

mais plus il lutte, plus cela lui fait mal,

les souvenirs sont les barreaux de sa cage,

mais la colombe s’est envolée, la colombe s’est envolée.   


Il a mal, son amour le brûle,

il tente de l’oublier, mais la symphonie revient sans cesse,

il ne comprend pas, cela fait si longtemps,

sur son cœur est gravé le A de ses lèvres rouges.


Les ombres s’étendent sur la grande rue vide,

les étoiles ont perdu leurs diamants,

l’homme rentre chez lui sous la lumière fébrile, 

dans la grande chambre froide, il n’y a plus de parfum,

les cris de l’amour ne sont plus que des échos lointains,

son cœur se recroqueville dans le vide de ses nuits.


Il a mal, son amour le brûle,

il tente de l’oublier, mais la symphonie revient sans cesse,

il ne comprend pas pourquoi, cela fait si longtemps,

il ignorait la profondeur de son amour. 


Sa silhouette passe sous ses yeux clos,

un sourire se noie entre ses larmes endormies,

le souffle court il se réveillera sans un cri,

les étoiles ont perdu de leurs diamants,

sa peau tremble dans le vaste néant,

mais il y aura toujours du rose sur les joues des enfants. 


Il a mal, son amour le brûle,

il tente de l’oublier, mais la symphonie revient sans cesse,

il ne comprend pas pourquoi, cela fait si longtemps,

son amour est un puits sans fin où s'envolent les A 

de ses lèvres rouges.…


mercredi 11 septembre 2024

Goutte à goutte blanc

 



La pluie, goutte à goutte sur mon âme

la brume grise s’étend sur la montagne

à travers le voile la silhouette d’une femme

froide comme le couteau d’une lame.

 

Sous les cieux baignés de sang

goutte à goutte versé dans mon océan

les souvenirs forment des radeaux blancs

qui s’en vont se perdre aux quatre vents.

 

Étouffé par tant de sentiments

je pars pour l’autre continent

goutte à goutte, lentement

voyageur du dernier instant.

 

Là-haut, au milieu des cygnes blancs

nous ne serons pas assis sur un même banc

tout est de ma faute, j’en suis conscient

goutte à goutte, à jamais, éternellement.

 


vendredi 16 août 2024

L'échiquier du grand Amour


Un jour si tu croises le grand amour, 

dis-lui donc de ne plus entrer dans ma cour, 

dis-lui donc d'aller se faire voir, 

de raconter à d'autres ses histoires… 

 

Le grand amour, c'est autant un jeu d'échecs qu'un jeu de dame, 

tu peux être pion, reine ou bien roi, 

mais tu sais surtout que tu n'es plus toi 

il te prend tes flammes, il te vole ton âme 

il te manipule, il te désarticule, 

il te laisse pauvre sans le sou, 

il te laisse sens dessus dessous, 

il te retourne, il te chamboule 

il te rend complètement maboule

il te dégêne, il te rend sans gêne, 

à l'idée de le perdre tu flippes

car tu adores te balader sans slip

tu ne sais plus s'il va faire jour ou nuit

mais tu sais qu'avant ta vie était pleine d'ennui 

hier tu étais moribond et aujourd'hui tu fais des bonds 

hier tu étais sur terre et aujourd'hui tu effleures la stratosphère !

 

Mais tu sais le grand amour c'est comme un grand prix

chaque virage peut te couter la vie, 

c'est une danse risquée, toujours sur le fil du rasoir, 

un seul faux pas peut conduire au seul au revoir. 

 

Alors le jeu en vaut-il vraiment la chandelle ? 

Quand la passion te consume faut-il toujours vivre de ses étincelles ? 

N'oublie pas que le grand amour est fait de raison et non de passion,

qu'il est le kaléidoscope des quatre saisons.

 

Alors si par chance le grand amour décide de rester, 

chéris chaque seconde car il peut s'envoler, 

le grand amour est une fleur qui ne doit jamais flétrir, 

un poème sans fin que seul le cœur peut écrire...




samedi 3 août 2024

Les fantômes



Me voilà de nouveau seul,

seul dans la vie, seul dans la nuit,

les fantômes trottent de leurs rires sordides,

rouleau compresseur de mes égarements

sous un ciel rose la terre est noire

rien n'y pousse hormis le désespoir

les fleurs du mal et la solitude des pierres,

je voudrais me relever mais je n'en ai plus la force

je voudrais prier, mes lèvres sont closes

les mains éthérées serrent mon cou,

mon cœur froid s'envole à travers les songes

mais même les étoiles me repoussent du vide

la mort ne veut pas de moi, me hurle d'accomplir

ce qui doit être accompli…

 


vendredi 2 août 2024

A comme Amour

 



L’amour, tout le monde en possède un bout,

c’est ce petit rien qui forme le grand tout,

l’amour ça unit les hommes, les chats, les matous,

Ca va et ca vient comme les bulles d’un bain à remous.

 

L’amour c’est tout sauf un long fleuve tranquille,

c’est une mer à la fois sauvage et docile,

ça vous caresse le cœur, ça gronde, ça n’a rien de facile,

réussir son amour est ce qu’il y a de plus difficile.

 

L’amour c’est aussi un poème récité au clair de lune,

quand les dryades et les féés s’invitent au creux des dunes,

l'amour c’est une magie emprisonnée dans les runes,

même les chercheurs de corps peuvent y trouver fortune.

 

L’amour, on le chante depuis toujours, on l’écrit à l’infini,

on l’érige en gratte-ciel ou en prison pour s’y enfermer à vie,

le grand amour c'est bien plus que le conte des mille et une nuits,

c'est la Joconde, un Van Gogh, un Modigliani.

 

Être en amour est quelque chose de merveilleux,

vous ne touchez plus terre, vous volez dans les cieux,

vous avez enfin trouvé un vrai sens à la vie,

vous côtoyez les étoiles, vous touchez l'infini.

 

Mais l'amour c'est aussi une histoire avec un point final,

c'est un voyage en train avec une station finale,

comme dirait Grand Cœur Malade valait mieux prend le bus,

même si toutes les histoires finissent au terminus.

 

Des histoires d'amour j'en ai connu quelques-unes,

j'en ai connu des vertes, des blondes et des brunes,

il parait que les dieux écrivent en rouge leur destin,

si les fidèles en sont comblés, les infidèles meurent de faim.

 

L'amour ça vient du cœur, de l'âme et du corps,

ca vous rend speed, ça vous prend aux tripes, ça vous prend le mords,

c'est un galop, une escalade, le mont Blanc et l'Everest réunis,

ça peut monter jusqu'à la lune où votre amour aluni.

 

L'amour c'est à la fois un feu d'artifice et une braise qui vous consume,

pour le garder il faut enfiler son plus beau costume,

on doit être fort, on doit être doux, on doit être sincère,

pour ne pas le perdre on doit être capable de remuer la terre entière.

 

L'amour ce n'est pas du capitalisme, c'est un bénéfice à long terme,

c'est du blé, du grain, du cochon, ça te nourrit comme à la ferme,

ça raccourcit tes heures et ça prolonge tes nuits,

l'amour, c'est tout simplement le seul hymne de la vie.

 

L'amour c'est aussi une boussole qui a perdu le nord,

tu ne sais plus ce que tu fais, si tu es en vie ou bien mort,

tu flottes, tu lévites, tu t'envoles quand ses lèvres effleurent les tiennes,

l'amour c'est capital, c'est Rome, Paris ou bien Vienne.

 

Que tu sois blanc, jaune, black ou beurre,

l'amour n'a pas de frontière et à mille saveurs,

c'est un diamant, c'est du cristal, c'est le sucre, le poivre et le sel  

il est une chose rare tout en étant, universel…


samedi 13 juillet 2024

On me dit



(slam 3)

 

On me dit que l'amour est une mise en jambe,

une course effrénée jusqu'à en perdre haleine,

Certains affirment que l'amour est une mise en œuvre,

le début d'un parcourt, un chantier et une œuvre.

 

On dit que les fiançailles sont une mise en bouche

qu'elles sont les préludes à des nuits plus farouches

mais on murmure aussi que le mariage est une mise en bière

que souvent c'est le sexe que l'on enterre.

 

On raconte que les enfants sont une mise en terre

qu'il faut oublier la complicité d'hier

où l'amour faisait fleurir de torrides arcs-en-ciel,

et que la vie nous offrait son nectar et son sel.

 

On me dit aussi que les disputes sont une mise en demeure

qu'il est temps de régler l'horloge sur la même heure

qu'il vaut mieux accorder guitares et violons

que le bonheur réside dans les vraies discussions.

 

On me dit bien des choses, on me donne pleins de conseils,

sur la vie, sur le couple, sur des trucs à mettre à la corbeille,

mais personne ne me dit comment arrêter le temps qui passe,

ni comment faire pour que jamais l'amour ne se lasse…

 

mardi 9 juillet 2024

Moche sans Gavroche




Entends-tu ce bruit, c’est le silence,

entends-tu la nuit, c’est ma souffrance,

les larmes coulent sur les tuiles de mon toit

et la pluie tombe sur une photo de toi.

 

Froides et insensibles, les étoiles gardent leur distance,

il n’y a jamais eu de magie, ici s’érige l’abstinence,

les souvenirs dans mon coeur sont des fleuves asséchés

qui coulent dans mes veines pour mieux m'assoiffer.

 

On me l’a dit quand j’étais petit, seulement une fois,

on me l’a dit aussi plus tard, trop de fois,

jeune j'étais pourtant sympa, joyeux et pas trop cloche,

je me prenais pour Gavroche sans savoir, misère, que j’étais moche.

 

J’ai grandi avec une grand-mère qui déifiait le beau,

Gainsbourg ? Hum, elle ne l’a jamais eu en photo.

Mais pour elle, j'étais le plus beau, le plus grand,

hum, la seule à le croire sur tout le continent.

 

Dans une vie normale, pas loin des bancs de l’école,

il y a toujours une fille, une icône, une idole.

La mienne s’appelait Vanessa, purée, qu'elle était jolie !

Mais dès le premier regard, misère, c’était déjà fini.

 

Moi je lui aurais tout offert, mon sac de billes, mon sandwich au gruyère !

Et si ça ne suffisait pas, je lui aurais donner la terre entière !

Mais pour elle je n’étais pas Gavroche,

pour elle j’étais juste, un enfant moche.

 

Depuis ce jour, j’ai traversé un demi-siècle

à la rame, à la pagaie, avec une faucille,

des Vanessa, il y en a eu des centaines,

moi je voguais sur les paquebots de la peine.

 

Mon cœur est comme la tombe du soldat inconnu,

on passe devant puis on ne revient plus,

j'avais la sensation que dans ma vie rien n'était normal,

je me sentais comme un prisonnier de la Seconde Guerre mondiale.

 

Ma famille n’a jamais compris mes douleurs et mes souffrances

elle ne comprenait pas qu’entre le beau et le laid, il y a toute une différence,

personne ne comprenait mes voyages sur les paquebots de la peine,

ni pourquoi ma vie ressemblait à une mauvaise mise en scène.  

 

Heureusement j’ai connu quelques éclaircies

j’ai cueilli quelques fleurs dans le printemps de quelques nuits.

mais si toutes les fleurs de mon jardin ont fané,

c’est que mon cœur avait bien trop souvent voyagé.

 

Alors je respire sous les larmes de mon toit,

je regarde cette photo et je repense à toi,

tu étais ma dernière chance d’arriver à destination,

mais il faut croire qu’être moche, c'est une malédiction. 

jeudi 4 juillet 2024

La fille de la lune

 



La fille de la lune

Slam Un

  

Quand je rentre le soir la lune me regarde

c'est la fille de la nuit la fille qui me garde

quand je suis assis sous mon carreau brisé,

elle me sourit, m'adresse un signe d'amitié.

 

Elle est belle, elle est blonde sous mon œil fêlé,

Elle est belle, elle est ronde, comme une fille à marier.  

Moi je l'aime la lune, je l'aime à me damner

Je l'aime si fort qu'une nuit, elle m'a condamné.  

 

La pluie tapote sur mon toit et elle toujours là,

dardant de ses rayons le pauvre type d'en bas,

j'ai parfois l'impression qu'elle est là juste pour moi

qu'entre nous existe un silencieux ébat.

 

Alors je me glisse tout au fond de mes draps,

et je pose ma main dans ce lieu où tu n'es pas

parfois sur mon front et mes joues glissent

le souvenir de ton parfum et tes lèvres réglisse.

 

Elle est belle, elle est blonde, comme les cheveux d'une dame

Elle est belle, elle est ronde, comme le ventre d'une femme !

Moi je l'aime toujours la lune, moi je l'aime à en mourir,

reviens mon coeur, mon bébé, je ferais tout pour guérir !

 

La pluie redouble sur mon regard brisé

mon lit est un bateau ivre où je suis naufragé

mais ce soir la lune ne m'écoute plus

entre les étoiles, la lune s'est perdue.  

 

Ou peut-être alors attend-elle l'amour,

à l'ombre, à l'aube, d'un nouveau jour,

et moi, je reste là, les yeux plantés vers le ciel,

d'un coup ça me revient, elle s’appelait Angèle…


dimanche 30 juin 2024

Sang vert

 



Comment révolutionner ceci

comment révolutionner cela

c'est ce que me dit ma tête, trop de fois,

c'est ce que crie mes mots, sous mon toit.

 

Je ne suis pas fait de bois mais de chair

je ne suis qu'un faible homme en galère

et pourtant moi, je voudrais défendre la terre

de son ventre, jusqu'à la stratosphère !

 

J'ai des rêves plein la tête

j'ai des idées de conquête

Que l'amour soit notre seule quête

mais dès le matin mes rêves tombent en miette.

 

Alors je ferme les yeux, lassé d'être là

la vie n'est pas une question de choix

que tu sois de ta mère ou pas

tu dois te conformer aux lois.

 

Tout est déjà écrit dans les livres,

marche droit, ne sois pas ivre,

sois comme ci et pas comme ça,

mais surtout, ne sois pas toi.

 

Parfois je me tais, parfois je hurle,

dans ma tête mille images se bousculent

pourquoi la haine, pourquoi la guerre

regarde-nous, nous sommes tous frères !

 

Retire tous tes habits, mets-toi tout nu !

Elle est où la différence hein, trou du cul !

Que tu sois pauvre, que tu sois roi

c'est dans ta tête, que ça ne va pas.

 

Alors maintenant que tu sais tout ça

que tu t'appelles Poutine ou bien Donald

dégonfle ton melon et deviens-toi

un simple humain, du carnaval !

 

Ainsi commencera la Révolution

dans la concertation et non l'action

reconnaître qu'en nous coule la Terre,

et que son vert, est notre mère…


Bleu Blanc Rouge

 




Bleu, blanc rouge,

bleu, blanc sang,

si tu choisis cette couleur

ton pays sera douleur.

 

Bleu, blanc, rouge

drapeau de mon cœur

bleu, blanc, sang

étendard du malheur.

 

Tricolore est mon âme,

le soleil sans l'infâme,

trois couleurs pour ces dames,

sans le sang, mais les flammes.

 

De Toulouse à Panam,

de l'infini au macadam,

j'aime la France dans le rouge,

rouge passion, bouche-à-bouche.

 

Demain ne choisis pas le drame

tu es le destin d'enfants et de femmes,

tricolore doit être ta raison

liberté, égalité, fraternité, comme seule maison…


samedi 29 juin 2024

De l'aube au crépuscule

 



Je ne verrais plus jamais l'aube clair

ni ton sein, ni ton joyeux repère,

étais-tu une chanson de Julien Clerc ?

ou le petit bonheur de Félix Leclerc ?

 

Tu étais ma plus tendre illusion,

un phare pour mon navire en perdition,  

mais tu n'étais faite que de passion,

et d'un soupçon de déraison.

 

Nous avons vécu une bohème

et le plus torride de mes poèmes

tu m'as récité tous les blasphèmes

entre tes cris, et les je t'aime.

 

Mais il y avait trop d'oublis dans ton amour

pour croire en la couleur des jours

il n'y avait plus de roses dans ta cour

pour que je sois un homme de velours.

 

Nous aimions tant ces petits moments

qui ne veulent rien dire et pourtant   

tout l'or du monde ne valait pas ces instants

où ton cœur et ton corps, étaient mes présents.

 

Alors je pars en paix vers les cieux

sans un regret, sans un adieu

ou peut-être juste un, pour tes yeux,

que j'emmène avec moi, auprès de Dieu…



lundi 24 juin 2024

Juste sous une étoile filante

 




Veux-tu dormir avec moi ?

Juste pour un soir, juste

sous une étoile filante,

le temps d’un vœu

le temps…d’aveux.

 

J’aimerais soupirer à ton épaule,

te confier mes maux

entre l’esquisse d’un baiser

te dire mille choses

te susurrer des mots doux

jusqu’au sourire de l’aube

 

Non…ne me lâche pas la main,

non, ne pars pas…

reste une heure avec moi, une minute, une seconde…

la nuit est trop longue sans toi

elle est vide, vide à s’en crever le cœur !

ou alors laisse-moi ton ombre

juste un petit bout, un fragment

ik nous tiendra compagnie

moi et ma solitude

moi et nos photos

moi et…ton parfum…

Attends…attends-moi !

Voilà…voilà l’aube !

Reviens…REVIENS !

Je t’aime, JE T’AIME !

Je…


Poème composé sur une musique de Francis Lai Theme from Love Story.