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lundi 7 juillet 2025

L'étoile rose et rouge

 



J’irai apporter un peu de pain à mon cœur

dans cette cave où s’écoulent mes heures

dans cet endroit où se pendent mes saisons

prisonnières d’un bonheur qui n’a plus d’horizon.

 

Il est temps à présent de franchir le pas

vers la renaissance, ou plutôt le trépas,

j’aimerai oublier que tu étais ma loi,

le rose de mon ombre, mon étoile ici-bas.  

 

Alors j’attends le moment de la séparation,

j’hésite entre la terre et les constellations,

tu me retenais à ce monde, toi qui étais ma bénédiction

mais tu n’es plus la promise d’un chevalier en perdition.

 

Je ferme les yeux, tes pas dévalent le Louvre

une décennie plus tard ma tombe s’entrouvre

ton souvenir me tient la main, plus rien ne bouge,

maintenant c’est la fin, l’étoile rose devient rouge…


samedi 29 juin 2024

De l'aube au crépuscule

 



Je ne verrais plus jamais l'aube clair

ni ton sein, ni ton joyeux repère,

étais-tu une chanson de Julien Clerc ?

ou le petit bonheur de Félix Leclerc ?

 

Tu étais ma plus tendre illusion,

un phare pour mon navire en perdition,  

mais tu n'étais faite que de passion,

et d'un soupçon de déraison.

 

Nous avons vécu une bohème

et le plus torride de mes poèmes

tu m'as récité tous les blasphèmes

entre tes cris, et les je t'aime.

 

Mais il y avait trop d'oublis dans ton amour

pour croire en la couleur des jours

il n'y avait plus de roses dans ta cour

pour que je sois un homme de velours.

 

Nous aimions tant ces petits moments

qui ne veulent rien dire et pourtant   

tout l'or du monde ne valait pas ces instants

où ton cœur et ton corps, étaient mes présents.

 

Alors je pars en paix vers les cieux

sans un regret, sans un adieu

ou peut-être juste un, pour tes yeux,

que j'emmène avec moi, auprès de Dieu…



lundi 24 juin 2024

Close est la rose

 




Close est la rose,

plantée dans mon cœur

que ses pétales mauves

fanent dans les heures.


L'aube est morose

et close est la rose

mon jardin sans sa fleur

est un jardin sans saveur.


Closes et moroses

les journées sans couleur

je veux une overdose 

d'azur, dans ma pâleur.


Closes sont les heures

de tes lèvres fauves 

mais une nuit, si elle ose

je reverrais la rose, éclose.


Comme la vie a filé

 



Comme le temps a filé

comme la vie a défilé

des cris du matin

au dos courbé sur la fin

des souvenirs en refrain. 


Comme le temps a filé

sur ses deux jambes, dans les blés

des baisers sous les chênes

aux pétales, sur la seine

comme la vie a défilé.


Comme le temps s'est figé

sur un instant, ce poème,

bien de l'encre a filé

sur les pages blanches, puis ridées,

de nos vies, comme un défilé… 



lundi 10 juin 2024

Ton amour

 



Ton amour était un doux rêve

quelque chose d'éphémère

ton amour était un doux rêve

une rose posée dans un cimetière.

 

Ton amour était une douce trêve

une respiration dans le noir

ton amour était une douce trêve

un baiser dans le soir.

 

Ton amour était de la sève

un nectar qui s'appelait bohème

ton amour était de la sève

le miel de tous les poèmes.

 

Ton amour aujourd'hui s'est enfui

rejoindre le pays des rêves

ton amour aujourd'hui s'est enfui

rejoindre une marche funèbre.

 

Mais ton amour à jamais enfoui

au plus profond de mes songes

mais ton amour à jamais enfoui

dans chacune, de mes secondes…


samedi 8 juin 2024

Il y avait deux soleils

 



Il y avait deux soleils

l'un dans le ciel

l'autre dans mes bras.


Il avait deux soleils

l'un couleur miel

l'autre sous mes draps.


Il y avait deux soleils

l'un fait de chaleur

l'autre fait de douceur.


Il y avait deux soleils

l'un éclairant mes jours

l'autre réchauffant mes nuits. 


Il y avait deux soleils

l'un pour le monde entier

l'autre pour mes soirées. 


Il y avait deux soleils

l'un guidait les marins

l'autre conduisait mon destin.


Il y avait deux soleils, 

l’un pour le cycle de la vie, 

l’autre pour l’amour, infini.


Maintenant il y a deux étoiles

l'une brillant dans la nuit

l'autre s'enfonçant dans l'oubli…






dimanche 31 mars 2024

Les Aubes Obscures


 


Lâchez sur mon coeur impur

les aubes obscures

qu’elles soient légions

et ultime religion.

 

Que leurs meurtrissures profondes

moisissent mes secondes,

qu’elles saignent mon temps

de putrides tourments.

 

Que tous ses soleils noirs

m’accompagnent jusqu’au soir,

qu'elles soient le crépuscule

de mon âme en bascule.

 

Que tous ses horizons

enflamment ma maison,

qu'elles soient la dernière saison

de ma dernière raison.

 

Alors quand viendra ce temps béni

où les aubes obscures seront ma vie

j’irai porter leurs grandeurs,

au plus profond de mes couleurs…

 

 

 

 

 



Qu'y puis-je ?

 



 

Qu'y puis-je si un beau matin

tu as perdu l'adresse de mes yeux


Qu'y puis-je si un beau soir

tu as perdu l'adresse du lit

 

Qu'y puis-je si dans cette chambre

ne résonne plus tes cris

ni tes mots à mon oreille

ni ton souffle sur mon cou

 

Qu'y puis-je si tu m'as trop aimé au début

et si je t'ai trop aimé à la fin

 

Qu'y puis-je si les je t'aime

sont repartis cette automne

avec les hirondelles

emportant sous leurs ailes

les souvenirs de nos corps enlacés

vers des pays chauds

ce pays chaud

où nous étions si bien…


samedi 18 novembre 2023

Ta lumière dans le soir

 



Tu as fané,

comme une rose délaissée,

ses pétales, doucement subjuguées,

par le tempo inlassable des caresses passées.

 

Tu as fané,

comme une mélodie susurrée,

les notes s'effacent, dispersées,

dans le silence, l'oubli amassé.

 

Tu as fané,

comme un rêve éphémère,

les éclats du bonheur, ta lumière,

s'éveillent aux vitraux des monastères.

 

Tu as fané,

comme un livre bien aimé,

ses pages jaunies, tour à tour tournées,

les mots s'estompent, l'histoire effacée.

 

Tu as fané,

exempt du jardin des souvenirs,

mais ton essence persiste, à jamais à flot,

comme un parfum qui ne veut pas s'enfuir.

 

Tu as fané,

mais je garde en moi,

la douceur de ton éclat,

le murmure de nos émois, dans le noir.

 

Tu as fané,

mais je suis toujours là,

à tisser des fils de toi,

pour garder ta lumière, dans le soir…



Feuille d'automne

 




Tu as fané,

comme une feuille en automne,

comme un bourgeon trop précoce,

comme le doré d'un carrosse.


Tu as fané,

le temps a volé ton image

ta peau, parsemée de nuages,

se voile, sombre naufrage.


Tu as fané,

au creux de ma main,

le long du chemin,

de l'aube, un matin.


Tu as fané,

sacrilège du temps,

violeur de jeunesse,

vendeur de vieillesse.


Tu as fané,

mais je suis toujours là,

et le temps ne ridera pas

les souvenirs de soie. 


Atemporel

 



Les désirs de tes grains de beauté

naissent à l’aube de mes pensées

et sur la rosée salée de ta peau je bois

tes seins d’opale vive. 


D’un frôlement de nos cœurs naît 

une note de musique

qui s’en va chatouiller la paupière timide

d’une étoile rose.


Sous ton souffle la poussière

de nos souvenirs effacés

rejaillit tel le phénix

de l’amour flamboyant.


Ta vieillesse sertie

de ses éclats azurs

reflète le miroir profond 

de notre éternité. 


vendredi 24 février 2023

Reviens


 


Il est temps ma belle

de danser avec les fleurs

de partir aux quatre vents

de virevolter avec le printemps

d’être ce tourbillon de joie

de bonheur et d’amour

cette rose au long jour

de puiser dans la terre

les racines et le ciel

de prendre à bras le corps

notre ennemi, la mort.


Ainsi nous reverrons jaillir

l’arc-en-ciel de la vie

la fontaine de Jouvence

une nuit en Provence 

nous serons à nouveau Un

à nouveau l’Un

le seul et l’unique

le baiser du premier jour

la caresse sur nos joues

le corps à cris

et les étoiles, ô les étoiles.


Allons ma belle 

réveille-toi,

ouvre tes jolies lèvres

ne laisse pas le froid

envahir mon cœur

ne me laisse pas là,

seul au milieu nulle part,

seul perdu dans la vie

seul sous la pluie 

de mes larmes…


jeudi 13 octobre 2022

Il est temps

 




Il est temps d’atteindre la cime

de laper l’arc-en-ciel

de boire à l’azur

d'être le sein et l'impur.     


Il est temps d’atteindre l’horizon

de marier l’aube au crépuscule

d’être le R du mot aimer 

et le A de ce qui sera. 


Il temps d’atteindre l’espace 

de courber le temps à ta peau 

de t’offrir en guise de baiser

l'infini en mouvement

et d'avouer que l’éternité

n'est qu’une seconde à tes côtés…



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mardi 11 octobre 2022

Tempête

 




Dans ces moments de doute

Le cœur à contre-courant

Dans le flouté des souvenirs

Et le ruissellements des torrents

Sur mes joues étoilées

Sur mon cœur cabossé

J’entends le ciel azur

Où les rires sont des mouettes

Et le sable chaud une couverture

Dans laquelle glisse notre peau

Nos doigts entrelacés

Prêts à franchir l’horizon  

A s’aimer sans raison

De ces souffles magiques

De ces moments bibliques

Où l’amour emporte tout

Rafales de nos cris

Tempêtes de nos corps

Symphonie sublimissime

De nos reins musicaux  

Alors vient le moment

D’arracher l’arc-en-ciel

D’attraper le tonnerre

Et de t’offrir l’éclair

Qui encensera ton chant

Et qui fera de toi,

La plus douce des mamans…



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lundi 15 août 2022

Humain, lève-toi




Je t’en supplie, humain, lève-toi,

Lève tes yeux, porte ton cœur vers l’azur

Ta planète se meurt, ta terre s’assèche

Du ciel tombe le souffre

Le souffre de l’indifférence

La brûlure de la cupidité

Notre peau jaunit,

Nos gorges sont sèches,

Nos larmes aussi.  

 

Alors humain lève-toi

Embrase ton cœur, enflamme ta foi,

Porte l’étendard de ton humanité

Deviens tes rêves

Et soit les rêves des autres

Deviens la loi,

L’amour, la bonté, l’offrande, le don, le partage,

Ne te cache plus derrière la Bête,

Repousse-la, transperce-lui l’esprit,

Terrasse ces voix dans ta tête

Brûle ton passé

Sois destin et ligne de vie

Accueille la grandeur

Dans les moments pénibles

Ploie le genou et sois fort

Fort de justice, d’équité, de fraternité.   

 

Lève-toi car je suis vieux,

Car je suis las,

Las de t’attendre,

Mes mains tremblent,

Verse-y la larme

De tes regrets

Et chuchote à mon oreille

Les battements de ton cœur…

lundi 11 avril 2022

Viens avec moi dans la nuit


 

Viens, viens avec moi dans la nuit,
Les pas dans le blues
Et les mains dans les étoiles
Nous irons vers ce qui luit,
Nous chanterons la fin du chemin
Sous les aurores boréales
A travers les ténèbres bleues
Et les pâleurs d’hier
Jusqu’au petit matin
Où nous renaitrons en soleils
Et nous disperserons sur le monde
Mille merveilles…



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